Les Cowboys fringuants
La bonne Pomme
T'étais la bonne pomme, au milieu du panier,
La p'tite fille, autonome, chez les égarés,
Papa était assidu à la dive bouteille,
Maman, perdue, au pays des merveilles.
Pour ces gens, pas très drôles, tu es devenue,
Une mère, une épaule, une point de salut,
Pendant qu'ils s'entre tuaient à longueur de semaines,
Ils ignorait l'étendu de ta peine.
Parfois tu pleures quand tu y repense,
Cette douleur, tu la vie en silence,
Un jour ils sortiront, ces mots que tu retiens,
Et tes larmes cesseront enfin.
T'étais la bonne pomme, au milieu du panier,
L'adolencente autonome, chez les naufragers,
Papa était bien assis à la brasserie du coin,
Toi qui t'étais élevé seule comme une grande,
Dans ce monde fermer, sombre et sans guirlandes,
Tu avais vite compris à force d'encaisser,
Que par survie, il faudrait t'en aller.
Parfois tu pleures quand tu y repense,
Cette douleur, tu la vie en silence,
Un jour ils sortiront, ces mots que tu retiens,
Et tes larmes cesseront enfin.
T'étais la bonne pomme, au milieu du panier,
La jeune femme qui en somme, s'en est bien tirée,
Partie étudier très loin pour ne plus revenir,
Dans ton patelin aux tristes souvenirs.
Quand les pommes pourries te font des reproches,
Ton coeur de pomme se durcit et devient une roche,
Tu a coupé tes racines avec le vieux panier,
Une orpheline, tu a toujours été.
Parfois tu pleure quand tu y repense,
Cette douleur, tu la vie en silence.
Un jour ils sortiront, ces mots que tu retiens.
Et tes larmes cesseront enfin.
T'étais la bonne pomme, tombée du panier,
Et moi je suis cette homme qui ta ramassée,
Je serais là à ta côtés, si tu veux me parler,
Les meurtrisures cachés sous ta pelure...